Présentation

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L'Atelier du 6 bis est un lieu d'exposition sur Aix-en-Provence, géré par l'association OLIPO.
 Consacré à l'art visionnaire et à ses différentes formes d'expressions, il se propose d'aider les artistes à montrer leur travail dans un cadre plus intime et plus proche du public que celui des galeries traditionnelles.
 Contact: Association Olipo, 6 bis, rue de Sontay 13100 Aix-en-Provence
 atelierdu6bis@hotmail.fr   

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Derniers Commentaires




 Ce mois ci, l'atelier du 6 bis présente une exposition collective sur le thème du nu.
 Le corps et sa représentation ont toujours été un défi. Tantôt exhibé, tantôt caché, voire les deux à la fois, il n'en finit pas d'opérer une incessante métamorphose aux frontières de l'érotisme, du désir et de la répulsion.
 C'est quoi, un corps?
 C'est à cette question, simple en apparence, que tentent de répondre les différents plasticiens réunis pour cette confrontation enrichissante.



Anne sophie ATEK


 
























Julie GLAT-BAYCHON


























Véronique REINHART

























Marina REY


























Stéphane BRETEAU

























Christian DEBANNE


























François GILLY


























Pierre GRENIER
























Patrick JOSSE


















Sacha JOVANOVIC



























Jean-Pierre MARCHAL



















OLIV



























RIMKA






 










Rendez-vous jeudi 24 avril pour le vernissage!

Ouvert en semaine de 16h à 19h et sur rendez-vous

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  Une nouvelle exposition de Jean-Paul Charles ce mois ci à l'Atelier.  On connaissait ses tableaux tourmentés mais ses dessins  le sont tout autant!  Interview de l'artiste:


 

 OLIPO : On te croyait attelé à de grandes toiles et tu nous reviens les bras chargés de dessins : changement de cap ?

 

 JEAN-PAUL CHARLES : Non, c’était une étape nécessaire. Il faut faire les choses dans l’ordre, suivre le rythme des saisons. L’hiver est une période assez propice à l’introspection, donc au dessin. J’avais besoin de jeter de l’encre sur du papier et de réfléchir. D’autre part, il se trouve que j’ai perdu quelqu’un de proche récemment, ces encres sont un peu ma façon à moi de faire le deuil, une forme d’exorcisme salutaire si tu veux.

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 O : Tu proposes des dessins récents mais aussi d’autres beaucoup plus anciens qui datent des années 90. Une sorte de rétrospective ?

 

 J-P C : Disons que je voulais montrer la filiation entre mes différents travaux, j’ai donc exhumé certaines œuvres qui me semblaient avoir bien tenu le coup avec le temps et je les ai confronté aux nouvelles. Le point commun c’est l’encre, pas le dessin.

 

 O : Quelle nuance fais-tu entre les deux ?

 

 J-P C : Disons que le dessin n’intervient qu’en second lieu. Je ne prépare rien à l’avance,  surtout pas de crayonnés. C’est l’encre qui décide de tout. C’est un matériau qui a sa vie propre, je ne veux surtout pas l’utiliser en coloriage, je la laisse composer à sa guise, je la guide, je l’oriente, mais elle finit toujours par avoir le dernier mot. Le dessin n’est là que pour préciser et donner un certain volume aux images, ce n’est donc pas du dessin pur.

 

 O : On retrouve malgré tout tes thèmes de prédilection, les paysages, le ciel, les formes organiques et la Mort. Tes œuvres récentes sont très minérales et très sombres. Les considères-tu comme les esquisses de tes futurs tableaux ?

 

 J-P C : Non, ce sont des images autonomes, qui n’ont d’autres finalités qu’elles-mêmes. Leur tonalité sombre est liée aux aléas de la vie, comme je l’ai dit au début. Mais si la mort est très présente, il y a aussi une vitalité obscure qui pousse par dessous. C’est la germination dans la mort en quelque sorte. J’ajoute que certaines de ces images doivent servir d’illustrations à un recueil de poèmes d’Antoine Brea, un  auteur rare dont j’ai fait la connaissance il y a quelques mois. Ses textes très épurés parlent aussi de la mort, de l'amour, du temps. Du grand art! J’espère que le projet aboutira, il nous tient à cœur en tout cas.

 

 O : Tu envisages d’autres collaborations de ce genre ? 

 

 JP C : Je ne sais pas, je ne suis pas un illustrateur patenté ! Avec Antoine, il se trouve qu’on était sur la même longueur d’onde au même moment et finalement notre rencontre ne doit rien au hasard. Comme il dit, c’est une rencontre Deleuzienne !

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 O : Il y a un dessin (pardon, une encre !) qui nous a surpris, c’est le portrait de Nicolas Sarkozy. Que vient-il faire là ? Faut-il y voir un message politique ?

 

 J-P C : Bon, mon « Sarko », je l’ai fait parce que je me suis réveillé un matin et je me suis dit : il faut le faire. J’avais cette vision en tête, il fallait que je m’en débarrasse. Ne cherchez pas plus loin politiquement. Dessiner, peindre, écrire, sont des actes politique en soi. Je ne suis pas coupé des réalités du monde et même si je peins une forêt par exemple, c’est un acte politique. Etre artiste est un acte politique. Respirer est un acte politique. Mon « Sarko » n’est pas plus politisé que le reste de ma production, j’aimerai qu’on comprenne bien cela.

 

 O : Tu aurais pu choisir Ségolène ?

 

 J-P C : On ne frappe pas les gens à terre.

 

 O : Je vois…

 

 J-P C : En fait, mon « Sarko » est anecdotique en soi, j’aimais bien le contraste entre son sourire, son col blanc impeccable et le grouillement pulsionnel du fond, mais j’aurais pu mettre n’importe qui d’autre à la place, puisqu’il faut bien voir qu’ils sont tous interchangeables.

 

 O : Tous pourris donc ?

 

 J-P C : C’est plus subtil que ça, mais le pourrissement est inévitable à la longue…

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 O : Je reviens à tes œuvres de jeunesse : le dessin le plus ancien date des année 80 et fait partie d’une série que tu avais appelé « les gerbes graphiques », peux-tu nous en parler ?

 

 J-P C : J’avais trouvé le terme assez approprié à ces grands plats de spaghettis.
Là non plus ce n’était pas du dessin, c’était de l’hyper graphisme, sans sujet et sans autre but que d’occuper entièrement l’espace. L’idée c’était ça : faire un dessin comme on fait sa valise, en sautant
dessus à pieds joints  pour qu’elle ferme !

 

 O : Mais tu devais y passer un temps dingue ?!

 

 J-P C : C’est amusant, c’est toujours la même réflexion qu’on me fait au sujet de ces dessins.
J’y passai un certain temps, mais pas un temps infini non plus, pas plus que sur un tableau un peu complexe. Le vrai travail ne se voit pas quand il est bien fait. J’avoue que je voulais impressionner les gens aussi, le côté dingue me plaisait beaucoup !
 
Surtout, je voulais éradiquer le sujet, faire qu’il soit partout et nulle part pour paraphraser Pascal. C’était ambitieux et forcément voué à l’échec !

 

 O : La période suivante est plus colorée, mais le sujet reste absent également. Pourquoi cette haine du sujet ?

 

 J-P C : Oui, ce sont les « reliefs sans fin », là aussi la démarche était la même, mais les sujets apparaissaient à la fin, comme le « visage de la guerre » par exemple. En fait c’est le fond qui devenait sujet. Depuis je recherche toujours cette unité entre fond et forme, tout en sachant que c’est utopique. C’est une réflexion sur l’espace surtout. J’étouffais à l’époque, cela se ressent, je ne pouvais m’étendre qu’en deux dimensions, à l’infini, la profondeur m’était interdite. Enfin pas interdite, mais inaccessible. Donc le sujet était l’espace, le manque d’espace, la compression.

 

 O : Et maintenant on sent que tes encres respirent mieux, mais elles ont toujours ce côté inquiétant, parfois cruel, souvent grotesque. Tu juges ce monde absurde ?

 

 J-P C : D’une certaine façon, il l’est. Mais si c’était vraiment le cas il n’y aurait qu’à se tirer une balle et arrêter une bonne fois pour toute de se poser des questions ! Ce monde est surtout mystérieux. Il est de ce fait passionnant. Pour lutter contre le désespoir, il faut avoir une certaine dose de curiosité et poser les bonnes questions, c'est-à-dire des questions précises et non des généralités existentielles. Quand j’étais enfant, je me demandais ce qui pouvait bien engendrer le vent. J’avais trouvé une réponse originale : c’était les arbres qui faisaient le vent en agitant leurs branches. Cette solution me convenait mieux que les histoires de pressions atmosphériques et c’était cela le plus important : trouver des réponses personnelles. La vérité est très secondaire.

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 O : Tu crées tes propres mythes en somme ?

 

 J-P C : Oui, mais je n’ai pas le choix, les réponses des autres ne me conviennent presque jamais. Ceci dit et paradoxalement, plus tes histoires sont personnelles, plus elles sont universelles, c’est pourquoi j’adore les mythes de création du monde, chaque civilisation en offre une version originale et tu trouves de la vérité en chacune. Malheureusement, la pensée unique du monothéisme et son hégémonie sont en train de tout niveler. C’est l’infiniment chiant !

 

 O : Tu proposes donc de revenir au paganisme !

 

 J-P C : Non, je propose qu’on en revienne à l’homme, et qu’on l’écoute. Si mes paysages sont désertiques, ce n’est pas pour rien. J’attends toujours que l’homme parle, mais c’est souvent la voix de quelqu’un d’autre que j’entends dans sa bouche…Il y a un phénomène qui n’est pas nouveau mais qui s’accentue, je trouve, avec Internet, c’est celui de l’uniformisation de l’art. Tout le monde copie tout le monde et tout le monde se félicite d’être si bien copié. On n’entend guère de voix nouvelles.

 

 O : Mais est-ce la faute d’Internet ou celle des artistes ?

 

 J-P C : Je ne sais pas. Je me faisais la réflexion l'autre jour que nous sommes 6 milliards d’êtres humains sur la planète et qu'il semblerait logique mathématiquement que le nombre de génies au mètre carré augmente, mais ce n’est visiblement pas le cas. En comparaison, à la Renaissance par exemple, la population mondiale n’excédait pas quelques millions d’individus, très isolés les uns par rapport aux autres, mais ce fut une période fameuse au niveau de la créativité. Je pense donc que la société de l'information n’est pas une clé pour l’épanouissement humain ! En tout cas artistiquement parlant. Ou alors il y a un nombre incroyable de génies méconnus !


 O: Peut-être! Ou bien les formes du génie ont-elles changé? Tu sais, même au cours de la Renaissance, le talent n'était pas immédiatement reconnu... C'est le temps qui finit par faire le tri. L'histoire de l'art a besoin de recul!


 J-P C: Je dois sans doute être trop pressé!

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 Et c'est vrai qu'il est impatient Jean-Paul Charles! Le voilà reparti vers d'autres cieux, d'autres horizons, en infatiguable défricheur d'images qu'il est.
 En attendant son retour, vous pourrez admirer ses encres du 14 au 28 mars.


 Vernissage vendredi 14 mars à partir de 19h.





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      Rendez-vous le 29 février à partir de 18h pour le pot de clôture de l'exposition  "PYGMALION"!!

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          Le Koeur




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Rose beef




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Libertine




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Sages-femmes




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Escarface




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Kristal balle






                       






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    Anne-Sophie ATEK exposera ses nouvelles oeuvres à partir du vendredi 8 février 2008.
   Portrait d'une artiste à part.



Atek, ou la religion du corps

 

 Religieusement, Anne-Sophie Atek dessine.

 Elle relie tous les points d’un corps infini qu’elle cherche à rassembler, à condenser, un corps mouvant qui ne se laisse pas aisément circonscrire,  un corps qui s’étend, se développe, se prolonge, bourgeonne, un corps dont elle relève le tracé d’une main blanche et ferme pour en extirper les viscères et les mystères.

 Nous l’avons interrogée sur ses nouvelles créations.

 

 Olipo : Cette exposition est la première où tu montres des travaux en couleur. Tu as définitivement abandonné le noir et blanc ?

 ATEK: Pas tout à fait, je reste fidèle à l'encre de chine même si j'utilise la couleur actuellement. D'un autre côté, j'étais arrivée au bout de ma technique au crayon, je voulais explorer d'autres pistes, je voulais me surprendre à nouveau, pour un artiste c'est capital!

O: Penses-tu un jour aborder la « vraie » peinture ?

A: Je suis à mi chemin. Je vis actuellement une période de transition et je pense que mes encres colorées sont les prémisses du grand saut dans la peinture.
Cependant je suis très attaché au dessin, au graphisme, que j'essaierai de valoriser de toute façon dans ma peinture.

O: Peux-tu nous parler de tes influences?

A: Je pourrais citer Jérôme Bosch et les primitifs Flamands pour le raffinement et l'inventivité des détails, et parmi les contemporains Otto Dix, ou des gens plus éloignés de mon travail comme Louise Bourgeois et Annette Messager. Mais d'une manière générale je regarde assez peu le travail d'autrui.

O: Ca ne t'intéresse vraiment pas?

A: Si, bien sûr! Mais j'ai peur d'être influencée...Et puis je dois dire que l'art actuel, les installations, l'art numérique, tout ça me laisse de marbre. Je prône le retour à la main, à l'ancienne!

O: Tu n'as pas peur de passer pour une artiste réactionnaire?

A: Disons que c'est une saine réaction face aux âneries qu'on essaie de faire croire aux gens depuis 50 ans. Je ne suis pas la première à souligner le fossé qui sépare les artistes du public, mais comment pourrait-il en être autrement? Les gens ne sont pas si bêtes et le mépris dans lequel les tient une certaine intelligentsia officielle a conduit à ce hiatus que l'on observe aujourd'hui. Il faut revenir à la réalité!

O: Revenir à l'humain?

A: Oui, ce n'est pas pour rien que je place l'être humain, son corps, sont âme au centre de mes préoccupations artistiques. On ne peut pas communiquer uniquement par abstraction, à un certain moment, il faut se salir. C'est pas toujours très beau un être humain, mais c'est pas toujours tout noir non plus, il faut arrêter de se mentir là-dessus, être réaliste au propre comme au figuré!
 On note d'ailleurs un net retour à la figuration ces derniers temps, au "métier" également, c'est plutôt bon signe.

O: Si le corps reste ton thème de prédilection, je note aussi l'apparition d'animaux, et même de paysages.
  Tous ont le même point commun, c'est cette mise en abîme des détails. Tu as horreur du vide?

A: Sûrement! En fait c'est plutôt relié au côté infini du dessin: chaque image se décompose en images secondaires qui elles-mêmes parfois se subdivisent en images plus petites. Si j'en avais la possibilité, je pousserai cette subdivision encore plus loin. Je pense que le vide n'existe pas. Cet univers est plein comme un oeuf (Le thème de l'oeuf revient d'ailleurs souvent dans mon oeuvre)!

O: Certains pensent que ton travail est proche de l'art psychotique, de l'art brut ou de l'art singulier.
Quelle est ta position sur ce jugement?

A: Je te répondrais par le mot de Dali: "La seule différence entre moi et un fou c'est que moi je ne suis pas fou." Mon travail est voulu et maîtrisé, il n'a rien à voir avec une quelconque psychose, ni avec l'art brut ou singulier puisque n'oublions pas que je suis une "professionnelle", j'ai étudié aux Beaux-Arts, je ne suis pas autodidacte et je sais où je vais. Eh non, je ne suis pas folle! Désolée.

O: Nous voila rassurés!
Pour finir, je crois que la naissance de ta fille est pour quelque chose dans l'évolution de ton travail, non?

A: Il va de soi que que le fait d'être mère a changé ma vision des choses. Je suis plus déterminée que jamais, cela me donne la force de continuer, la force et la sagesse aussi. Je suis désormais apaisée, plus sereine, ce doit être la maturité...mais pas la retraite! J'ai beaucoup travaillé pour cette exposition, et j'ai encore pleins de projets en réserve!

O: La peinture?

A: Oui, et la sculpture aussi, mais c'est encore trot tôt pour en parler.

O: Nous te donnons volontiers rendez-vous dans quelques mois pour voir le résultat!

A: Je serai là, pas de doute!


Anne-Sophie ATEK  "PYGMALION" du 8 au 29 février 2008











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   Voici donc notre artiste tout sourire devant ses dernières oeuvres, accueillant ses invités nombreux et enthousiastes qui découvraient toutes les facettes de son talent protéiforme...


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   Une exposition étincellante dont nous vous donnons ci-dessous un aperçu.
   Notez que les oeuvres n'ont pas de titres, selon la volonté de l'auteur...
   Nous remercions toutes les personnes présentes lors du vernissage pour leurs encouragements et convions comme d'habitude celles qui n'avaient pas pu se déplacer à venir jeter un coup d'oeil sur le bestiaire d'Oliv jusqu'au 15 décembre.


 Quelques toiles pour commencer:



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 Le bataillon des sculptures:

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A l'intérieur des boîtes...



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Et enfin le clou du spectacle, la Parade Paradoxale, qu'il faut voir en mouvement et en musique pour en apprécier toutes les subtilités! (Nous essaierons de faire une petite vidéo prochainement)

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     Et prochainement c'est maintenant:









  




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Vidéo envoyée par jeanpolcharles

Pardoxical Parade





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     Depuis  quelque temps, il se passe de drôles de choses dans l'atelier d'Oliv...
    Des créatures étranges éclosent spontanément sur des coins de tables et des bouts d'étagères; des êtres hybrides s'extirpent de leur matrice de galet et ouvrent un oeil, puis deux, puis trois, puis vous scrutent avec insistance; des soldats acéphales paradent en spirale une fleur au poing, des boîtes énigmatiques laissent entrevoir un autre monde; 
tout un bestiaire poétique prend vie, gesticule, se bouscule,  et tente d'attirer votre regard. Nul doute qu'il y a de la magie là-dessous...
    Retour sur un créateur atypique:

 
OLIPO: Oliv, depuis quand as-tu commencé à peindre et à sculpter?

 Oliv: Depuis une dizaine d'années environ. J'ai commencé à m'y mettre sérieusement à la naissance de mon fils. Avant, je bidouillais des petites pièces par-ci par-là quand je ne savais pas quoi faire.

 Olipo: Tu es complètement autodidacte?

 Oliv: Je travaille dans le bâtiment, alors l'art, tu sais...j'ai dû l'apprendre tout seul!

 Olipo: Il y a sûrement des artistes qui t'ont marqué?

 Oliv: Oui, Picasso en premier lieu. Je sais que c'est un peu facile comme référence, mais je continue à être ébloui par son audace et son génie. Picasso c'est la force, la  force de la matière. Ses sculptures sont géniales, ses dessins surtout.
 Sinon j'aime bien aussi le travail d'Huntderwasser, son côté art brut maîtrisé.
 Et plein d'autres gens inconnus pour la plupart qui font de l'art urbain. J'aime bien le côté éphémère de leur création. C'est un art qui ne coûte rien et qui est proposé spontanément aux gens.

 Olipo: Il y a vraiment un aspect touche à tout dans tes oeuvres. Pour cette expo, tu proposes des dessins, des peintures, et surtout des sculptures à base de galets. Pourquoi des galets?

 Oliv: Parce que c'est beau et offert à la fois. Le galet est toujours parfait et on le trouve en quantité innombrable au bord des plages ou des rivières. C'est pour moi le support idéal pour commencer une sculpture. Parfois, ils sont tellement parfaits que j'aurais envie de les exposer tel quel, sans les modifier! Mais bon, leurs formes me donnent des tas d'idées pour créer des visages, des animaux, etc...je n'arrive pas à les laisser tranquilles, c'est plus fort que moi!

 Olipo: Tu les enfermes parfois dans des boîtes aussi...

 Oliv: Oui, parce que dans les boîtes je peux jouer avec l'éclairage et utiliser la lumière pour sculpter et donner une autre dimension à l'objet. Dans les boîtes, la notion d'échelle est bouleversée, on crée un climat tout à fait différent. J'aime bien aussi le côté voyeur dans lequel se trouve le spectateur: il est obligé de scruter l'intérieur de la boîte pour comprendre ce qui s'y passe, il y a un effort à fournir, une curiosité aussi, bref j'aime l'idée que le spectateur participe un peu moins passivement qu'il ne le fait que lorsqu'il regarde une peinture par exemple.

 Olipo: Effectivement, il y a aussi ce côté ludique dans tes oeuvres. C'est assez dépaysant! Il y a toujours un détail amusant qu'on ne découvre qu'au dernier moment. C'est une surprise permanente!
 Sur quel projet aimerais-tu travailler dans l'avenir?

  Oliv: J'adore travailler le papier et le carton. Deux matériaux, une fois de plus, simples et abordables, à la portée de tous.
 Il faut voir les merveilles qu'obtient Peter Callesen par exemple pour s'en convaincre. J'aimerais travailler dans cet esprit là, avec cette savante simplicité, enfin c'est vers ça que je tends en ce moment.

  Olipo: Quelle formule pour finir, pourrait résumer ton travail?

 Oliv: Ca c'est dur! J'aime bien "Vous êtes unique, comme tout le monde."
  Non, je ne sais vraiment pas! Pour le moment, je commence à peine. On verra ça quand j'aurais un âge plus avancé!

 
Et on lui souhaite de tout coeur d'y parvenir et de continuer à nous étonner par sa profonde originalité!

 OLIV, du 30 novembre au 15 décembre à l'Atelier du 6 bis.


 






 
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   L'artiste devant la toile "A bout de nerf".  Il semble en effet que ses nerfs soient sur le point de lâcher...

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  Mais l'artiste finalement est assez causant!....Ce fut une belle soirée et nous remercions tous ceux qui nous firent l'honneur d'y participer. Quant aux absents, ils ont encore jusqu'au 15 novembre pour venir admirer les toiles de cet agité du bocal! (nous téléphoner avant au 06 84 56 58 08, les heures d'ouverture de l'atelier étant aléatoires durant la période des vacances scolaires...)


Quelques oeuvres en détail:

aboutdenerf-copie-1.jpgA bout de nerf (200X135cm.Acrylique sur toile)


mickeymute.jpgL'agent mutagène (80X55cm. Acrylique et collage sur toile)


le-garde-manger-copie-1.jpgLe garde-manger (100X65cm. Acrylique sur toile)



le-jour-du-d--part-copie-1.jpgLe jour du départ (65X46cm. Acrylique et collage sur toile)



bubble.jpgLes nerfs bleus (200X135cm. Acrylique sur toile)


...Et bien d'autres encore que nous mettrons prochainement dans l'album photos de Jean-Paul Charles!



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   A partir du 19 octobre, Jean-Paul Charles expose ses étranges tableaux à l'Atelier du 6bis.
  Nous l'avons interrogé sur sa "démarche" et sur sa vision de la peinture, mais pas seulement.
  Interview exclusive!

 

Olipo : Tu présentes pour cette nouvelle exposition toute une série de peintures intitulée « Paysages privés ». Mais, par définition, rien n’est plus ouvert, plus accessible à tous qu’un paysage ! Que ce cache-t-il derrière cette antinomie ?

 

Jean-Paul Charles : Disons que ces paysages me sont personnels, mais qu’ils sont à la fois universels.
 Rien n’est plus personnel qu’une vaste étendue vide que l’on peuple à sa guise, mais rien n’est plus commun. Je mes suis rendu compte qu’en contemplant un paysage, les gens y percevaient des choses très différentes et surtout y mettaient des choses très personnelles. Le paysage est neutre, vois-tu, accueillant la plupart du temps. C’est de l’espace à disposition.
J’ai essayé de conserver ce style neutre dans ma peinture, totalement académique par certains côtés, afin de préserver l’imaginaire de chacun.

 

O : Tes visions sont loin d’être neutres !

 

J-PC : C’est un point de vue. Je place le spectateur à un endroit stratégique, puis c’est à lui ensuite de faire un travail d’appropriation. Quand tu regardes de nos jours un paysage de Poussin par exemple, le sujet te semble anecdotique. Il ne t’atteint plus. Ce qui est intéressant c’est la lumière, les arrière-plans, ou un brin d’herbe, etc… Le sujet est toujours un prétexte, même si c’est un prétexte fascinant.
 
Pour moi, l’important est le voyage que peut faire le spectateur dans le tableau.

 

: Ta peinture est très réaliste, tu mélanges collages, photos et peinture ; le résultat est troublant, on ne sait plus par moment si on a affaire à une photo ou à un tableau. C’est si important pour toi le réalisme ? Tu pourrais faire davantage voyager les gens dans l’abstraction, non ?

 

J-PC : Soyons objectif : l’abstraction n’est pas la meilleure façon de dire les choses. A partir de l’instant ou l’on choisit de s’exprimer, il faut le faire dans un langage compréhensible, et si possible compréhensible par le plus grand nombre. Le réalisme, ou plutôt l’apparence de réalité, est nécessaire à l’élaboration d’un langage visuel acceptable.  Oui, c’est un mal nécessaire ! Le fait que je le pousse à l’extrême par le biais de la photographie et de l’académisme ne signifie pas pour autant que ces images aient une réalité très solide…

 

: On sent bien là l’héritage du surréalisme dans ton œuvre…cette sorte de corruption du réel qui amène au dérèglement de l’image. On pense en regardant tes tableaux à Max Ernst, Magritte ou Tanguy. Ce sont des peintres qui t’ont influencé ?

 

J-PC : Qui m’ont corrompu ! Bien sûr ! La filiation est évidente, bien que je pense que le surréalisme soit mort et enterré. L’époque actuelle n’est plus aux mouvements dans la peinture, mais à une sorte d’individualisme anarchique mondial. C’est assez étrange, et inquiétant par certains côtés, mais c’est aussi une chance, une liberté nouvelle qui nous est offerte. Internet y est pour beaucoup…
 
Je reviens aux influences : les peintres que tu cites sont de grands peintres, c'est-à-dire qu’on peut puiser indéfiniment dans leur œuvre. Chaque fois que je regarde un Picasso, même si je le connais bien, j’y trouve des choses nouvelles que je n’avais pas perçues. Peu importe que Picasso soit cubiste ou Ernst surréaliste. Tous les grands peintres ont ce côté intemporel.
 
En ce qui me concerne, je ne pense pas faire du surréalisme tardif, j’ai d’autres sources aussi, comme la bande dessinée, le cinéma, la télé, Internet, et plus simplement le monde qui m’entoure.
 Que veux-tu, dès que tu fais quelque chose d’un peu étrange on te catalogue comme surréaliste…C’est un mot qui est tombé dans le langage courant et qu’on emploie à tort et à travers.
 
Je ne sais même pas si je suis un peintre…

 

O : Oui, tu aimes dire souvent que tu n’es pas un peintre mais un « fabricant d’images ». Quelle est  pour toi la différence entre les deux ?

 

J-PC : Je fais ce distinguo parce que « peintre » renvoie un peu trop pour moi à une corporation dans laquelle je ne me reconnais pas vraiment. Mon propos n’est pas de faire de la bonne peinture traditionnelle mais de produire des images, quelque soit le moyen utilisé. Il se trouve que j’ai une formation de peintre, j’utilise donc mes compétences en ce domaine mais pas de façon exclusive. J’ai fait aussi des tentatives dans d’autres directions.
 
Ceci dit, j’aime la peinture car c’est un processus lent qui met en œuvre plus qu’une simple habileté manuelle. C’est une forme de magie pour moi, si tu veux.

 

O : Tes œuvres peuvent être qualifiées de visionnaires ; comment te viennent ces visions ?

 

J-PC : Tu veux savoir si je me drogue, c’est ça ?

 

: Non ! Je sais que ce n’est pas le cas…Je voulais dire, pars-tu d’une idée prédéfinie ou utilises-tu ce que Ernst nommait « le hasard objectif » ?

 

J-PC : J’ai toujours une vague idée de départ bien sûr, je me base parfois sur des croquis avant de commencer une toile, mais je m’accorde une grande part d’improvisation au cours de l’exécution. J’ai d’ailleurs du mal à terminer mes toiles, je ne les considère jamais comme achevées. Pour cette expo, je voulais creuser le thème du paysage qui est un peu délaissé actuellement. On voit des portraits partout mais assez peu de paysages. Donc j’ai commencé par en faire un, puis d’autres idées sont venues se greffer là-dessus en même temps que ma technique se transformait. J’ai une direction, mais j’emprunte des chemins tortueux…
 
Et puis chaque tableau t’apporte une clé pour franchir la porte suivante. N’en déplaise aux conceptualistes, on ne progresse qu’en travaillant, parfois laborieusement.
 
Quant à la signification de ces images, elle ne m’apparaît clairement qu’à de rares occasions.
 
C’est pulsionnel si tu veux, donc difficilement explicable. C’est comme les titres des œuvres; ils viennent parfois spontanément, d’autres fois ils mettent des mois à se formuler.

 

O : Tes tableaux ont un sens, ils veulent dire quelque chose au final.

 

J-PC : Sûrement…Mais j’avoue que je mesure mal l’impact qu’ils procurent sur les gens, c’est quelque chose de très personnel et je n’ai pas toutes les clés.

 

O : Justement, on dirait des énigmes. Il y a parfois un côté littéraire, théâtral, dans tes toiles, une sorte de mise en scène de l’espace. Tu racontes une histoire, non ?

 

J-PC : Une histoire muette. Quand tu regardes une montagne, elle te raconte elle aussi une histoire, son histoire, que tu peux lire dans sa forme, sa matière. Elle ne dit rien mais elle te parle, tu vois ? Peut-être que c’est cette forme de langage que je cherche à exprimer dans mes paysages.
 
C’est vrai qu’il y a parfois des « scénettes », mais peu d’action. J’ai tendance à minéraliser l’action, à mettre en valeur le silence, le vent, le vide. Tout cela est assez méditatif en somme.

 

 

O : Ce que tu fais est très «organique », il y a prédominance du viscéral, de l’ossuaire. Une certaine forme de pétrification aussi, voire de fossilisation, comme tu dis… On dirait toujours qu’on arrive après un cataclysme et qu’on découvre les restes d’une ancienne activité vivante, mais brisée, en lambeaux. Je trouve qu’il y a une sorte de paix sous tension qui émane de tout ça, une paix inquiète, sur le point de rompre…
 
Le ciel en comparaison est toujours serein ! Tu attaches une grande importance à ce contraste ?

 

J-PC : Le fait est que j’habite en Provence et que les paysages qui m’entourent ont souvent cet aspect, à la fois torturé et pelé pour la terre, et parfaitement indifférent et bleu pour le ciel ! Les nuages ne font que passer, il ne pleut jamais... c’est un climat très dur ! Inconsciemment je dois avoir tendance à le reproduire dans mes tableaux. Si j’habitais en Bretagne, les choses seraient sans doute différentes.

 

O : Tu montres à l’entrée de la galerie deux grandes toiles sombres, violentes, qui contrastent avec le reste de l’exposition. Je les trouve presque abstraites par certains côtés puisque on n’a plus de repère d’échelle et qu’on ne sait pas ce qu’elles représentent. Sont-elles l’aboutissement de tes recherches actuelles ?

 

J-PC : C’est plutôt un départ dans une nouvelle direction. Je cherche en ce moment à retrouver les émotions que j’éprouve en contemplant d’anciennes gravures, en m’immergeant dans ces gravures. Un grand bain de gris. On trouve toutes les couleurs que l’on veut dans le gris, le noir et le blanc. Une qualité de lumière surtout. La couleur tue souvent la lumière. C’est mon choix du moment, je sais que la couleur reviendra, mais d’une autre manière. La lumière d’abord.

 

: Pourquoi ne pas faire du dessin ou de la gravure directement dans ce cas ?

 

J-PC : J’en fais aussi, mais c’est techniquement laborieux quand les formats excèdent 2m²!  D’autre part, j’ai atteint une fluidité en peinture que je n’obtiendrais pas en dessinant. Il faut préserver l’élan, c’est primordial. Lorsque j’examine en détail une gravure de Rembrandt, je retrouve ce bouillonnement pulsionnel que j’essaie d’insuffler à mes tableaux.
 
Rembrandt travaillait à l’échelle de sa main, moi j’essaie de travailler à l’échelle de mon corps tout entier, ce qui s’approche parfois plus de la danse que de la peinture !
 
Cela tient à ma façon de travailler, à ma technique si tu veux. Je travaille ces tableaux d’ensemble, en une seule coulée magmatique où la gestuelle et la vitesse d’exécution entre fortement en ligne compte. Une fois passé ce premier jet, le tableau se refroidi et se fige. Une image apparaît. Je décide ensuite si elle se suffit à elle-même ou si elle a besoin d’accessoires, ou encore si elle est bonne à jeter. Je détruis beaucoup de toiles, ou je les repeins, ensuite je passe à autre chose. Je ne comprends d’ailleurs pas l’attachement qu’ont certains peintres pour leurs œuvres une fois finies. Pour moi, le tableau en cours est toujours celui qui compte le plus.

 

O : A ce sujet, que penses-tu de la polémique suscitée par l’affaire du « bisou » sur la toile de Cy Twombly ?

 

J-PC : C’est assez symptomatique de la société actuelle…Disons que Twombly a montré son vrai visage, celui d’un vieillard cupide dénué de la moindre once d’humour et d’humanité. Et je ne parle pas de son galeriste…

 

O : Quelle serait ta réaction si une jeune fille faisait un bisou sur une de tes toiles ?

 

J-PC : Ah ! Mais je serais très flatté, évidemment !! Et puis cette toile serait unique, elle n’aurait que plus de valeur à mes yeux !

 

O : En toute franchise ?

 

J-PC : Oui. Je ne pense pas qu’on puisse parler de vandalisme, franchement !

 

O : Merci Jean-Paul Charles pour cet entretien, on espère que l’exposition sera un succès et que tu reviendras dans quelques mois nous montrer tes nouveaux monstres picturaux !

 

J-PC : J’y compte bien ! Il sont déjà en gestation…



   Exposition "PAYSAGES PRIVES", jusqu'au 15 novembre. Vernissage vendredi 19 octobre à partir de 19h30. Venez nombreux!

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